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Différence entre travail prescrit / travail réel

Différence entre travail prescrit / travail réel

L’Écart entre le Travail Prescrit et le Travail Réel : Quand ça Dérape ou Quand ça Déménage

Ah, le travail prescrit… cette liste magnifique de tâches parfaitement bien définies, posées sur un papier (ou un PDF bien propre) et censées guider chacun de nos pas. Et puis, il y a le travail réel, celui qui se fait dans le feu de l’action, celui qui survient en toute discrétion entre deux réunions et trois coups de fil. Et là, surprise : les deux ne correspondent pas toujours. Un écart, vous dites ? C’est un gouffre. Mais attention, cet écart peut soit être une superbe occasion de briller, soit un vrai terrain de souffrance. Et c’est là où ça devient intéressant (ou… pas).

Du « Ce qui est demandé » au « Ce qui demande » : L’ascension vers la surcharge

Au début, on vous demande de faire des tâches. Rien de bien compliqué. « Ce qui est demandé » semble être la ligne directrice de votre quotidien. Mais très vite, les besoins changent, évoluent, arrivent par vagues, et vous vous retrouvez à jongler entre mille petites choses qui étaient « pas vraiment dans la fiche de poste », mais qui… faut bien les faire, non ?

Ce phénomène, c’est un peu comme quand vous vous inscrivez à une réunion de 30 minutes et qu’elle dure finalement 2 heures. C’est exactement ce qui se passe dans votre rôle. Vous commencez à faire « ce qui est demandé », mais au fur et à mesure, ça devient « ce qui demande », puis… vous vous retrouvez à être le super-héros de la journée. Bien sûr, tout ça sans qu’un « merci » vienne orner votre tableau de bord.

Les Origines de cet Écart : L’art de se retrouver avec des tâches en plus

Cet écart est souvent une petite surprise, et il arrive de manière assez subtile. Un petit changement organisationnel ici, un départ à la retraite non remplacé là, et hop, voilà que vous héritez d’un poste que vous n’avez même pas demandé, mais que vous acceptez par pure solidarité. Le genre de situation où vous vous dites : « Bon, bah je vais gérer ce projet en plus, mais c’est pas vraiment dans ma mission. »

  1. Les absences et départs non remplacés : Une collègue part en congé ? Un collègue démissionne ? Vous voilà à occuper une fonction que vous n’aviez même pas envisagée. « Pas de souci », vous vous dites. « Je vais bien gérer en attendant le remplacement »… Et un mois plus tard, vous êtes toujours là à gérer les tâches des autres.
  2. Solidarité mal placée : Ah, la fameuse solidarité entre collègues. « Ma collègue est absente, je vais faire sa tâche pour que tout roule. » Très noble, n’est-ce pas ? Sauf que vous finissez avec une pile de dossiers qui ne vous appartiennent pas, mais que vous vous retrouvez à traiter, à cause de votre « côté super-héros » (qui vous met en surcharge).
  3. Changement de fonction informel : Un jour, votre supérieur vous dit : « Tu sais, tu fais tellement bien ton travail, je vais te donner plus de responsabilités. » Vous êtes ravi(e), motivé(e). Le lendemain, vous vous retrouvez à gérer un tas de nouveaux dossiers. Sauf que votre fiche de poste, elle, est toujours la même. Et la surcharge s’installe. « C’est pas grave, je vais gérer, et puis c’est pour la bonne cause. »

L’Écart : Une Souffrance ou Une Occasion de briller ?

Cet écart, il peut être soit une opportunité pour vous dépasser (au prix de votre énergie, mais bon, qui compte, hein ?) soit une souffrance de plus. Quand tout va bien, vous vous sentez comme un super manager multitâche, le héros de votre équipe. Mais quand les tâches s’accumulent sans qu’elles ne soient formellement reconnues, vous commencez à vous demander si vous n’êtes pas en train de devenir la marionnette de l’organisation.

  • Surcharge mentale : À force d’ajouter des tâches non formalisées à votre charge, votre esprit commence à ressembler à un Tetris en mode « surcharge », où chaque tâche est un bloc qui ne trouve pas sa place.
  • Perte de repères : Quand vous commencez à faire des tâches qui ne sont même pas sur votre fiche de poste, vous n’avez plus d’orientation. Vous êtes perdu(e) entre « ce qu’on attend de moi » et « ce que je dois absolument faire pour que ça marche ». C’est là que vous vous dites : « Attendez, j’ai encore ma propre vie à gérer ? »
  • Le stress à son comble : Quand vous jonglez avec des missions non spécifiées tout en essayant de respecter vos deadlines, il y a un moment où ça coince. Et là, la pression monte, et avec elle, le stress et la frustration.

Mais bon, si tout ça est bien géré…

La vérité, c’est que l’écart entre le travail prescrit et le travail réel n’est pas une fatalité. Si vous parvenez à le gérer intelligemment, à négocier des ajustements de postes, à mieux répartir les tâches et à discuter ouvertement avec vos collègues et managers, cet écart peut devenir un terrain d’opportunités et de croissance. Si ce n’est pas le cas, préparez-vous à voir l’écart se transformer en gouffre de surcharge et de frustration.

Alors, mesdames et messieurs les managers, responsables RH, et même vous, chers collègues, la prochaine fois que l’écart se creuse entre votre travail prescrit et votre travail réel, posez-vous les bonnes questions : « Est-ce que c’est une occasion de briller ou juste un ticket direct pour le burnout ? »

Soyons vigilants, et surtout… soyons bienveillants envers nous-mêmes et envers les autres. Parce qu’au final, c’est l’organisation de demain qui en sortira gagnante (et vous aussi, peut-être !).